Rafaël Concejo

  • Transparences

    Rafaël Concejo

    " Transparences " se veut un lien entre le concret et l'abstrait. L'importance de cette liaison fait que chaque être chaque objet apparaît bifide, à la fois de clarté et d'obscurité, de présence et d'absence.

  • Deux narrations menées parallèlement par deux auteurs très proches et très différents : Joanna Concejo, connue mondialement pour ses illustrations (ici auteure de plus de 70 images, ainci que des textes), originaire des terres slaves, des lacs et des forêts de Poméranie, et Rafael Concejo, poète et écrivain, aux racines latines, venant des montagnes dans des terres intérieures en Espagne. Joanna : Ecrits dans l'oreille, en chuchotant... les plus grands secrets, ceux que l'on ne peut dire à personne, les trésors d'enfant.
    Je ne les dirai qu'à toi. En retour, tu me diras les tiens. Et je pourrais alors m'asseoir sur ce banc à côté du garçon aux chaussures trop grandes. Et tu feras signe de la main à la fille aux cheveux clairs qui regarde par la fenêtre du bus sur le point de partir. Rafael : Joanna que je vois dessiner depuis tant d'années, qui m'a dévoilé les mécanismes secrets de ses images et une part du mystérieux chemin qui est en elle ; Joanna, dont je connais l'habileté des mains ; comment n'allais-je pas être curieux lorsqu'elle éveille les ombres profondes qui témoignent de la force de sa lumière ? C'est ainsi qu'en lisant ses mots, j'ai compris que le temps était venu de libérer cette voix que je gardais en moi depuis si longtemps. Et de commencer un nouveau chemin.

  • Les Visages du lointain est un catalogue qui rassemble une trentaine de dessins réalisés par Joanna Concejo pour son exposition au Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Rossel - à Montbéliard, accompagnés de textes poétiques de Rafael Concejo. Des figures de la famille bourgeoise ayant vécu dans cet hôtel particulier du 18e siècle ressurgissent, imbriqués dans des décors végétaux flamboyants. Les collections, le mobilier, l'artisanat et le patrimoine naturel donnent le ton d'une poésie entre étrange et merveilleux.
    « Le temps a fini par faire son oeuvre. Il a donné à chaque visage sa véritable dimension. Parfois c'est un jardin abandonné où de nouvelles fleurs poussent toujours au printemps. Des souvenirs qui ressurgissent, (.), des braises vivantes capables de faire naître un feu, un incendie, des passions insoupçonnées restées longtemps dans l'ombre. Parfois le regard d'un portrait, l'énigmatique forme des lèvres, l'imperceptible expression d'un visage, l'élégante forme d'une table ou d'une chaise, la longue attente d'une réponse à une lettre contenant les mots de désir d'être ensemble, ce silence dans certains endroits de la maison, parfois cela suffit à accepter l'inévitable. Puis il y a cette armoire, massive, qui a été faite pour durer et de laquelle émane une grande légèreté. »

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